Du Sénégal oriental au Burkina Faso, l’or ouest-africain se cache dans des roches de plus de deux milliards d’années, sous des cuirasses ferrugineuses et des sols remaniés. Ce guide d’exploration aurifère Afrique de l’Ouest compare les permis, les régulateurs et la géologie de six pays, et explique ce qu’une image satellite peut montrer, ou pas, sur ce type de terrain.
Socle Birimien
Public Titulaires, juniors, consultants, investisseurs
Sources Codes miniers, USGS, ITIE
L’exploration aurifère Afrique de l’Ouest obéit à une règle que les juniors apprennent vite : la roche est ancienne, riche en or, mais rarement visible. La latérite, les cuirasses, les sables éoliens et les plaines d’alluvions recouvrent la plupart des ceintures. Avant de payer un permis, il faut donc savoir ce qu’on peut raisonnablement lire depuis l’espace et ce qui exige une campagne de sol ou de géophysique.
Essayez : maillage de sol et surface rendue au renouvellement →
Pour l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest, chaque pays a son propre code minier, souvent récent, et son propre régulateur. Les durées et les règles de rendu de surface changent d’un pays à l’autre, parfois du simple au double. Cette page rassemble ce que les textes disent, avec leurs sources, et laisse de côté ce qu’on ne peut pas vérifier.
“Au Sénégal, la surface d’un permis de recherche est réduite d’un quart à chaque renouvellement.”
Dans l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest, les codes obligent presque tous à rendre une partie du permis au fil des renouvellements. Le titulaire choisit en général la zone rendue : mieux vaut savoir quelles cibles on garde avant le jour où il faut trancher.
Exploration aurifère Afrique de l’Ouest : le socle birimien et ses ceintures
La grande majorité de l’or ouest-africain provient du Birimien, un ensemble de ceintures volcano-sédimentaires du Paléoprotérozoïque (environ 2,25 à 2,05 milliards d’années) recoupées de granitoïdes, qui forment le craton ouest-africain. Trois régions résument l’essentiel de ce que cherche un explorateur : l’interfluve Kédougou-Kéniéba entre le Sénégal et le Mali, les ceintures de Houndé, Boromo et Banfora au Burkina Faso, et, plus au sud et à l’est, les mines de Guinée (Siguiri) et du nord de la Côte d’Ivoire (Tongon) que cite l’USGS.
Kédougou-Kéniéba : Sénégal oriental et ouest du Mali
L’interfluve de Kédougou-Kéniéba est la partie la plus occidentale du Birimien exposé. Il se divise en deux domaines : le supergroupe de Mako à l’ouest, dominé par des volcanites, et celui de Diale-Dalema à l’est, plus sédimentaire. Une thèse de l’Université d’Australie-Occidentale sur le district de Sadiola-Yatela la présente comme un exemple rare d’or encaissé dans des carbonates à l’échelle du craton ouest-africain. Du côté sénégalais, une étude publiée en 2016 décrit le gisement de Sabodala, dans la ceinture de Mako, comme un or filonien mésothermal, structuralement contrôlé : la plupart de l’or se trouve sur le flanc ouest d’un dôme à double plongement, dans des zones de cisaillement orientées nord à nord-nord-est et des cisaillements plats, avec une minéralisation hébergée dans des tufs albitisés très déformés.
Pour un satellite, la leçon est structurale : les cisaillements, les linéaments et les contacts lithologiques contrôlent l’or. Les images servent à tracer les structures sous une couverture mince, pas à voir le minerai.
Burkina Faso : Houndé, Boromo et Banfora
La publication de Baratoux et ses collègues (Precambrian Research, 2011) étudie trois ceintures de roches vertes, Boromo, Houndé et Banfora, dans l’ouest du Burkina Faso. Ces ceintures reposent sur des basaltes tholéiitiques, surmontés de suites volcaniques et sédimentaires calco-alcalines proches de celles d’arcs insulaires. Les auteurs identifient trois phases de déformation. La deuxième produit des zones de cisaillement transcurrentes de direction nord à nord-est, visibles sur les levés aéromagnétiques, qu’ils considèrent comme des hôtes privilégiés de l’or. Un bassin de sédiments de type Tarkwa s’étend sur environ 400 km le long de la ceinture de Houndé.
Le message pour un titulaire est précieux : la géophysique aéroportée, quand elle existe, donne les cisaillements que le satellite ne montre pas sous la cuirasse. Les deux outils se complètent plus qu’ils ne se concurrencent.
Mali, Guinée, Niger, Côte d’Ivoire : même socle, contextes différents
Le chapitre Mali du Minerals Yearbook de l’USGS indique, pour l’édition 2019, une production de 61 000 kg d’or (estimation), sans compter l’or artisanal évalué à plus de 6 000 kg. Pour la Guinée, l’USGS compte 13 663 kg en 2019, sans l’or artisanal, dont les alluvions de Banankoro-Sefadou, et cite la mine de Lefa, qui a produit 5 903 kg cette année-là. Pour le Niger, la production industrielle déclarée est de l’ordre de 1 000 kg par an. Pour la Côte d’Ivoire, le total 2019 atteint 32 600 kg. Ces chiffres datent de 2019 : ils donnent l’ordre de grandeur, pas la situation actuelle, et chaque lecteur peut chercher une édition plus récente du Minerals Yearbook de l’USGS.
Un chiffre « mine » de l’USGS exclut presque toujours l’orpaillage. Si votre périmètre est voisin de couloirs d’orpaillage, votre propre or a été comptabilisé à part, ou pas du tout, et l’histoire de la zone est plus longue que ne le suggèrent les statistiques.
Exploration aurifère Afrique de l’Ouest : permis et régulateurs, pays par pays
Les textes d’exploration aurifère Afrique de l’Ouest ci-dessous sont ceux qu’on peut lire en ligne. Ils changent : le Mali a un code de 2023, le Burkina Faso un code de 2024, et plusieurs décrets d’application restent à publier ou à lire. Utilisez-les comme un point de départ pour poser les bonnes questions à l’administration des mines, pas comme avis juridique.
Sénégal : Direction des mines et de la géologie
Le Code minier est la loi n° 2016-32 du 8 novembre 2016. L’autorisation de prospection est accordée par décision de la Direction des mines et de la géologie pour six mois : elle donne un droit non exclusif. Le permis de recherche est délivré par arrêté du ministre chargé des mines pour quatre ans au plus, à une personne morale, avec un maximum de deux permis pour une même substance. Il est renouvelable deux fois pour trois ans au plus chaque fois, et sa superficie est réduite d’un quart à chaque renouvellement. Le permis d’exploitation est délivré par décret pour cinq à vingt ans. La petite mine, par arrêté, couvre un périmètre rectangulaire de 500 hectares au plus. Selon le rapport ITIE du Sénégal pour 2019, l’autorisation d’exploitation artisanale est délivrée à une personne physique pour cinq ans, et l’exploitation semi-mécanisée à une personne morale pour trois ans au plus.
Mali : Code minier et permis de recherche
La loi n° 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier fixe un permis de recherche délivré par décret pris en Conseil des ministres, détenu par une personne morale de droit malien. Sa durée est de trois ans, renouvelable deux fois pour trois ans chacune. Lors du deuxième renouvellement, la superficie est réduite de 50 %, la zone rendue étant choisie par le titulaire et d’un seul tenant. Une même personne morale ne peut pas détenir plus de trois permis de recherche dans un même district géologique, et les travaux doivent commencer dans les six mois. Le permis de grande mine est valable douze ans au plus. Les « couloirs d’exploitation artisanale » sont réservés à l’orpaillage par arrêté conjoint, indiqués au cadastre minier, et le permis artisanal, accordé par les collectivités territoriales, ne dépasse pas trois ans et interdit explosifs, cyanure et mercure.
Burkina Faso : Code minier et permis de recherche
La loi n° 016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso a remplacé le code précédent pour les nouveaux titres. Le permis de recherche est valable trois ans, renouvelable deux fois par périodes consécutives de trois ans, et sa superficie maximale est fixée par voie réglementaire. Le permis d’exploitation industrielle de grande mine est valable dix ans, renouvelable par périodes de cinq ans ; celui de petite mine cinq ans. L’artisan minier est une personne physique de nationalité burkinabè titulaire d’une carte, et la prospection est interdite dans les zones classées. Beaucoup de dispositions dépendent de textes d’application : vérifiez lesquels sont publiés au moment de votre dépôt.
Côte d’Ivoire : Code minier et durée du permis
La loi n° 2014-138 du 24 mars 2014 a porté la durée initiale du permis de recherche à quatre ans, renouvelable deux fois trois ans, avec un renouvellement exceptionnel possible de deux ans, soit douze ans au maximum. La superficie maximale est passée de 1 000 à 400 km². Les titulaires de permis d’exploitation signent une convention minière dans les soixante jours ouvrables, et la participation gratuite de l’État reste limitée à 10 % du capital, d’après la presse économique qui a relayé l’analyse du cabinet Eversheds à l’époque. Les textes consolidés en ligne datent d’août 2023 : demandez toujours la version en vigueur.
| Pays | Texte | Permis de recherche | Surface rendue ou plafond | Artisanal |
|---|---|---|---|---|
| Sénégal | Loi 2016-32 | 4 ans au plus, 2 renouvellements de 3 ans | −1/4 à chaque renouvellement | Autorisation artisanale, 5 ans (ITIE 2019) |
| Mali | Loi 2023-040 | 3 ans, 2 renouvellements de 3 ans | −50 % au 2e renouvellement | Couloirs d’orpaillage, permis de 3 ans |
| Burkina Faso | Loi 016-2024/ALT | 3 ans, 2 renouvellements de 3 ans | Plafond fixé par voie réglementaire | Carte d’artisan minier |
| Côte d’Ivoire | Loi 2014-138 | 4 ans, 2 renouvellements de 3 ans, +2 ans exceptionnels | 400 km² au plus par permis | Autorisations artisanales et semi-industrielles |
Le tableau laisse volontairement de côté la Guinée et le Niger : nous n’avons pas pu vérifier dans un texte officiel les durées de leurs permis de recherche. Pour la Guinée, le Code minier de 2011 a été modifié en 2013, et l’USGS donne une production industrielle de 13 663 kg en 2019, sans l’or artisanal. Pour le Niger, consultez directement l’administration des mines.
Maillage de sol et surface rendue au renouvellement
Hypothèses : la maille 200 m par 100 m est celle de la campagne de reconnaissance de Kéniéba (Mali, 50 km², 2 597 échantillons de sol) décrite par Chon et Hwang ; le nombre d’échantillons est la surface divisée par la surface d’une maille. Les règles de rendu viennent du Code minier du Mali (50 % au deuxième renouvellement) et de celui du Sénégal (un quart à chaque renouvellement, deux renouvellements). Aucun coût d’analyse n’est inclus : demandez un devis à votre laboratoire. Confirmez les règles avec l’administration.
Certains pays ont annoncé des portails de cadastre numérique, d’autres tiennent encore leurs registres au guichet. Avant de déposer, demandez à l’administration des mines l’adresse officielle du registre, une vérification de disponibilité du périmètre et une copie datée de la réponse.
Orpaillage, semi-mécanisé, industriel : trois mondes sur le même socle birimien
Dans l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest, l’orpaillage n’est pas une activité marginale. Le chapitre Mali de l’USGS signale une production artisanale évaluée à plus de 6 000 kg qu’il exclut de ses totaux ; pour la Guinée, il écrit que l’information disponible ne permet pas d’estimer l’or artisanal. Les codes ont répondu en créant des régimes distincts. Le Mali a ses couloirs d’exploitation artisanale, indiqués au cadastre minier et gérés par les collectivités territoriales. Le Sénégal organise l’orpaillage par des textes réglementaires qui délimitent des couloirs ; son code prévoit une exploitation semi-mécanisée pour trois ans. Le Burkina Faso définit l’artisan minier comme une personne physique burkinabè et lui délivre une carte.
Pour un titulaire de permis de recherche, ces régimes ont deux conséquences pratiques. D’abord, les périmètres artisanaux sont des informations géologiques gratuites : un orpailleur ne creuse pas au hasard. Ensuite, un permis qui recouvre un couloir d’orpaillage suppose des discussions avec les collectivités et les opérateurs locaux avant tout programme mécanisé. Lire les fouilles sur image satellite est l’un des usages les plus directs de la télédétection : on voit des champs de puits, des bassins de lavage, des traces de pistes, avec leur évolution d’une saison à l’autre.
Cartographier à distance les zones déjà creusées permet de préparer les discussions avec les communautés et de choisir les points d’accès à moindre impact. Aucun satellite ne remplace ces discussions : il aide à les préparer.
Exploration aurifère Afrique de l’Ouest par satellite : latérite, cuirasse, saison sèche
Pour l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest, la campagne de Kéniéba donne un portrait honnête du terrain. Selon Chon et Hwang, la zone étudiée, dans le sud-ouest du Mali, est une région basse et plate, dont le seul relief est formé de plateaux latéritiques et de quelques collines de roches plus résistantes, avec une végétation peu développée et une saison des pluies courte, de juin à septembre, qui dépasse souvent 1 000 mm. C’est un cadre où l’imagerie optique est exploitable pendant une grande partie de l’année, à la différence de la forêt équatoriale.
La mission Copernicus Sentinel-2 fournit des images à 10 mètres sur treize bandes, avec une revisite de cinq jours d’après l’Agence spatiale européenne. En saison sèche, on obtient des mosaïques sans nuage et on peut comparer plusieurs dates pour dégager le signal stable des fluctuations de végétation.
- ✔ Ce qui se lit bien : le contraste entre plateaux latéritiques et plaines, le réseau de drainage, les linéaments, les fouilles artisanales, les fronts d’exploitation et les pistes.
- ✔ Les zones d’oxydes de fer et d’argiles : elles ressortent dans le visible et l’infrarouge, mais une cuirasse ferrugineuse en produit aussi, donc il faut les trier avec la géologie.
- 📊 Les structures sous couverture mince : l’aéromagnétisme et le radar les révèlent mieux que l’optique. Le satellite oriente, la géophysique tranche.
- ⚠ Le piège de la cuirasse : une latérite épaisse, riche en fer, ressemble spectralement à une altération. Une anomalie sur cuirasse n’est pas une cible tant qu’elle n’est pas contrôlée.
- ⚠ L’or lui-même : jamais détecté directement. Il s’agit de cibles à échantillonner.
Les séries de l’USGS montrent un Mali qui passe de 40 889 kg en 2015 à 61 000 kg en 2019 (estimation), et un Burkina Faso entre 35 223 et 46 200 kg selon les années. Un permis de recherche dans ces pays est rarement vierge : quelqu’un a déjà échantillonné, creusé ou foré à proximité. C’est une raison de plus pour lire les données publiques avant d’acheter des levés.
Être à proximité d’un grand gisement augmente la probabilité d’une structure favorable, pas celle d’une découverte. Les mêmes cisaillements ne portent pas de l’or sur toute leur longueur. Information générale, pas un conseil d’investissement.
Si vous détenez ou préparez un permis, dessinez-en le périmètre sur mining.farmonaut.com, Map Your Mining Site : notre détection minérale par satellite part des mêmes coordonnées que votre dossier, sans retraitement.
Une lecture en quatre temps pour un permis ouest-africain
- La disponibilité d’abord. Vérifiez auprès de l’administration que le périmètre est libre et note les titres voisins.
- La géologie publique. Cartes, levés aéromagnétiques, rapports d’inventaire.
- L’imagerie multi-dates. Saison sèche, plusieurs années, comparaison avec les couloirs d’orpaillage.
- Le tri des cibles. Seules les anomalies cohérentes avec une structure et une lithologie favorables passent à la reconnaissance de terrain.
Reprendre ou acheter un permis ouest-africain : ce qu’il faut vérifier
Les juniors ouest-africaines changent souvent de mains, et les permis aussi. Les codes permettent la cession, mais sous conditions, et la liste des vérifications est plus courte qu’on ne le croit.
- Le titulaire est-il une personne morale éligible ? Au Mali, le permis de recherche est détenu par une personne morale de droit malien, et une même personne morale ne peut en détenir plus de trois dans un même district géologique. Au Sénégal, il peut être détenu par toute personne morale, avec au plus deux permis pour une même substance. Comptez les permis du vendeur avant d’aller plus loin.
- La cession a-t-elle été autorisée ? Le code sénégalais rend le permis de recherche cessible sous réserve de l’approbation préalable du ministre chargé des mines ; le code malien le rend cessible sous réserve de l’avis favorable du ministre. Demandez l’acte d’approbation ou l’avis, pas seulement le contrat de vente.
- Où en est-on des renouvellements ? Avec une surface qui diminue à chaque étape, un permis au deuxième renouvellement peut avoir perdu la moitié de son périmètre. La carte du cadastre doit montrer la surface actuelle, pas celle du dossier de vente.
- Les travaux ont-ils commencé à temps ? Le code malien impose de débuter les travaux dans les six mois suivant l’attribution. Demandez les rapports de travaux et les paiements de droits.
- Que dit la géologie du périmètre restant ? Un criblage satellite sur la surface effectivement détenue donne un point de comparaison indépendant du dossier du vendeur, pour l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest comme ailleurs.
Le Code minier malien accorde la priorité d’octroi d’un permis de recherche à une société d’exploitation de l’État ou à une société à actionnariat public majoritaire. Un périmètre libre sur la carte peut donc ne pas être accessible à un nouvel arrivant : posez la question à l’administration.
Exploration aurifère Afrique de l’Ouest : données locales et premières sources à lire
- ✔ Les textes : le Code minier du Sénégal de 2016, le Code minier du Mali de 2023 et le Code minier du Burkina Faso de 2024, publiés en ligne.
- ✔ Les procédures : la fiche des procédures d’octroi des titres miniers du Sénégal, annexée au rapport ITIE 2019, résume les durées et les actes d’octroi.
- 📊 Les statistiques : le chapitre Burkina Faso du Minerals Yearbook de l’USGS détaille mines et propriétaires, avec ses réserves de datation.
- 📊 La géologie : les articles scientifiques cités plus haut, de Baratoux et al. pour le Burkina Faso et de Sylla et al. pour Sabodala au Sénégal.
- ⚠ Les cadastres en ligne : l’adresse, la date de mise à jour et le mode de dépôt changent. Demandez-les à l’administration, par écrit. Notre guide des portails de cadastre minier recense ceux qui existent.
Les dates comptent plus que les sources. Un rapport ITIE de 2019 décrit un code de 2016 ; les codes maliens et burkinabè de 2023 et 2024 sont plus récents ; l’USGS 2019 date d’avant ces réformes. Notez toujours la date de chaque chiffre avant de le comparer à un autre.
Notre analyse satellite pour une exploration aurifère Afrique de l’Ouest
Nous analysons par détection minérale par satellite le périmètre que vous nous envoyez : coordonnées, fichier KML ou KMZ ou polygone, avec le pays et le minerai visé. Nous traitons des images multispectrales et hyperspectrales pour repérer des zones minéralisées potentielles, des halos d’altération et des structures (failles, fractures). Les rapports arrivent en 5 à 20 jours ouvrables selon la taille et la complexité du minerai.
- ✔ Livrables : cartes de prospectivité, zones à fort potentiel avec position et profondeur estimées, interprétation géologique, PDF et fichiers SIG géoréférencés.
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- 📊 Ordres de grandeur : le criblage satellite peut réduire les coûts de l’exploration précoce jusqu’à 80-85 % et ramener le calendrier de mois à jours. Nous avons analysé plus de 100 000 hectares, 20 types de minéraux et 25 pays.
- ⚠ Limite : des cibles à confirmer sur le terrain, pas une ressource.
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Une exploration aurifère Afrique de l’Ouest au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso ou en Côte d’Ivoire ?
Envoyez le polygone que vous détenez ou visez. Nous vous renvoyons des cibles classées, la géologie et les étapes suivantes avant la prochaine échéance de rendu de surface. Le devis est gratuit, l’analyse est payante.
Questions fréquentes sur l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest
Quel pays d’Afrique de l’Ouest produit le plus d’or ?
Pour l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest, l’ordre de grandeur est le suivant. Dans l’édition 2019 du Minerals Yearbook de l’USGS, le Mali arrive en tête avec 61 000 kg estimés, devant le Burkina Faso (45 000 kg) et la Côte d’Ivoire (32 600 kg). Ces chiffres excluent l’or artisanal et datent de 2019 : cherchez l’édition la plus récente pour votre analyse.
Combien de temps dure un permis de recherche au Mali et au Burkina Faso ?
Dans les deux pays, le permis de recherche dure trois ans et se renouvelle deux fois pour trois ans, soit neuf ans au total. Au Mali, la surface est réduite de 50 % au deuxième renouvellement ; au Burkina Faso, la superficie maximale est fixée par voie réglementaire.
Le satellite voit-il l’or sous la latérite ?
Non. Pour l’exploration aurifère Afrique de l’Ouest, le satellite aide à tracer des structures, des oxydes de fer et des argiles, et à repérer des fouilles. Une cuirasse ferrugineuse peut imiter une altération : toute anomalie se contrôle avec la géologie avant d’être retenue comme cible.
Que devient un permis au renouvellement ?
En exploration aurifère Afrique de l’Ouest, cela dépend du pays. Au Sénégal, la surface est réduite d’un quart à chaque renouvellement. Au Mali, elle l’est de moitié au deuxième. En Côte d’Ivoire, un permis de 1 000 km² doit être scindé pour respecter le plafond de 400 km². Prévoyez quelles cibles vous gardez avant l’échéance.
Les orpailleurs peuvent-ils travailler sur mon permis de recherche ?
Les codes maliens et sénégalais réservent des couloirs à l’orpaillage, et le Mali permet qu’un permis de recherche soit attribué dans un couloir après avis des autorités territoriales. Un permis qui recouvre un couloir demande donc un travail avec les collectivités locales avant toute campagne mécanisée.
Farmonaut peut-il déposer ma demande ou faire mon cadastre ?
Non. Nous ne sommes ni agent de dépôt ni conseiller juridique. Le dépôt passe par l’administration des mines du pays. Nous analysons le périmètre par satellite pour votre exploration aurifère Afrique de l’Ouest. Vous pouvez demander un devis en anglais.
Révisé en octobre 2026 d’après le Code minier du Sénégal (loi 2016-32) et la fiche ITIE sur les procédures d’octroi, le Code minier du Mali (loi 2023-040), le Code minier du Burkina Faso (loi 016-2024/ALT), le Minerals Yearbook 2019 de l’USGS, Baratoux et al. (2011), Sylla et al. (2016) et Chon et Hwang. Durées, surfaces et règles changent avec les textes d’application : confirmez-les auprès de l’administration des mines avant tout dépôt. Rien dans ce guide d’exploration aurifère Afrique de l’Ouest n’est un conseil juridique ou d’investissement.

