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Carte géologique, étude géologique et permis de recherche : le parcours d’un projet d’exploration

Avant le premier sondage, un projet minier passe par trois documents : une carte géologique, une étude géologique de la zone et un titre minier. Voici où trouver les cartes officielles, ce que disent les codes miniers du Maroc, de la RDC, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali, de la Guinée et du Québec, et comment choisir un périmètre qui vaut ses frais.

Sujet Carte géologique
Marchés Sahel, RDC, Maroc, Canada
Titres Permis de recherche
Méthode Satellite puis terrain
1 060Feuilles au 1/50 000carte géologique de la France (BRGM)
16 km²Permis de recherche marocaincarré de 4 km de côté (loi 33-13)
5 + 5 ansPermis de recherches en RDCrenouvelable une fois (CAMI)
84,95 haUn carré minier en RDCunité cadastrale indivisible
1875Début des données SIGÉOMdonnées géoscientifiques du Québec

Une carte géologique est le premier document que l’on ouvre avant de demander un permis minier, et souvent le dernier que l’on relit avant de signer un investissement minier. Elle dit quelles roches affleurent, comment elles sont plissées ou faillées, et où des indices ont déjà été signalés. Elle ne dit pas si un gisement d’or se cache sous vos pieds. Entre les deux, il y a l’étude géologique, la prospection minière et, surtout, le choix du périmètre que vous allez payer pendant des années.

Essayez-le : calculateur de permis de recherche au Maroc →

Ce guide s’adresse aux porteurs de projets en Afrique de l’Ouest et au Sahel, en RDC, au Maroc et au Québec. Il s’appuie sur les textes officiels que nous avons consultés : la loi marocaine n° 33-13 relative aux mines, les pages du Cadastre minier congolais, le code minier sénégalais de 2016 et les codes plus récents du Burkina Faso et du Mali. Là où un chiffre peut changer, nous le signalons.

“La carte géologique de la France au 1/50 000 compte 1 060 feuilles d’environ 30 km sur 20 km.”

🔑 Une carte publique, un périmètre privé
La carte géologique est un bien public : n’importe quel concurrent peut la télécharger. Ce qui fait la différence, c’est ce que vous en tirez avant de déposer votre demande. Deux sociétés qui lisent la même feuille peuvent choisir deux périmètres très différents, et payer les mêmes frais pour des chances de découverte sans rapport.
Find Hidden Minerals by Satellite | Farmonaut Detection

Ce que montre une carte géologique, et ce qu’elle ne montre pas

Prenez une feuille au 1/50 000. Les couleurs indiquent les formations rocheuses et leur âge, les traits noirs les failles, les petits symboles le pendage des couches. Une notice explicative accompagne généralement la feuille et décrit chaque formation. Pour un géologue d’exploration, c’est une carte des possibles : elle élimine des zones et en désigne d’autres.

En France, le BRGM coordonne depuis 1968 le programme national de cartographie géologique. D’après la page d’accès aux cartes géologiques du SIGES, la France métropolitaine comprend 1 060 feuilles, chacune couvrant environ 30 km sur 20 km, et l’échelle du 1/50 000 y est décrite comme l’échelle de référence de la prospection. Les cartes départementales vectorisées et harmonisées au 1/50 000 (BD Charm-50) se téléchargent gratuitement sur InfoTerre, tout comme la carte au 1/1 000 000.

L’échelle change tout

Une carte géologique au 1/1 000 000 sert à comprendre un craton ou une ceinture de roches vertes. Au 1/200 000 ou au 1/100 000, on commence à distinguer des intrusions et des couloirs de cisaillement. Au 1/50 000, on peut raisonner à l’échelle d’un permis. En dessous, au 1/10 000 ou plus fin, c’est déjà du travail de terrain réalisé par l’explorateur lui-même, rarement disponible sur une carte publique.

  • ✔ Ce que la carte géologique apporte : la lithologie, les grandes structures, les indices minéraux connus et le contexte régional.
  • Ce qu’elle apporte rarement : la teneur, la profondeur, la géométrie d’un corps minéralisé ou l’état actuel des titres miniers.
  • Ce qu’elle peut cacher : des zones levées il y a des décennies, sous une couverture latéritique ou sableuse, où les contacts sont interprétés plutôt qu’observés.
  • ⚠ Le piège : confondre une carte géologique avec un cadastre minier. La première décrit les roches, le second dit qui détient quel titre.

Carte géologique et cartographie géologique : deux choses différentes

La carte est un produit, la cartographie géologique un travail. Quand un service géologique publie une feuille, il a fait ce travail pour vous à une échelle régionale. Quand vous obtenez un permis de recherche, vous refaites une cartographie géologique à une échelle bien plus fine, en visitant les affleurements, en mesurant les structures et en prélevant des échantillons. Nous détaillons les méthodes et les échelles dans notre guide des méthodes de cartographie géologique (en anglais).

Québec et Canada : des données ouvertes et profondes

Le Québec a un avantage rare. Son système d’information géominière, le SIGÉOM, rassemble selon la page officielle du gouvernement du Québec toutes les données géoscientifiques et minières québécoises recueillies depuis 1875 : géologie du socle et du Quaternaire, géophysique, géochimie, fiches de gîtes, forages au diamant et travaux d’exploration. L’accès est gratuit, avec carte interactive et téléchargements, et les rapports statutaires déposés par les sociétés se consultent dans la base EXAMINE.

À l’échelle fédérale, la Commission géologique du Canada se présente comme l’organisation nationale d’information et de recherche géoscientifiques. Sa compilation des cartes géologiques du Canada, publiée sur le portail de données ouvertes, assemble les cartes du socle des provinces et territoires en une couverture complète du pays, en 35 classes lithologiques.

💡 Lisez les rapports de vos voisins avant la carte
Au Québec, les rapports de travaux déposés par les anciens titulaires sont souvent plus précis que la carte géologique régionale. Cherchez dans EXAMINE tout ce qui a été fait autour de votre cible : forages, levés géophysiques, analyses. Vous éviterez de payer deux fois pour un résultat négatif déjà connu.
Rare Earth Boom 2025 | AI, Satellites & Metagenomics — Canadian Critical Minerals

Prospection minière, recherche minière, exploration minière : les étapes

Les mots se chevauchent, et les codes miniers ne les emploient pas tous de la même façon. Dans la pratique, la prospection minière désigne la reconnaissance d’une zone, souvent légère et sans travaux lourds. La recherche minière est le terme juridique de nombreux codes francophones pour la phase couverte par un permis de recherche. L’exploration minière englobe le tout, de la première lecture de carte jusqu’à l’étude de faisabilité.

  1. Étude de bureau : carte géologique, rapports anciens, données géophysiques publiques, images satellitaires.
  2. Choix et dépôt du périmètre : vérification du cadastre minier, demande d’autorisation ou de permis.
  3. Étude géologique de terrain : cartographie géologique détaillée, échantillonnage de roches, de sols ou de sédiments de ruisseau.
  4. Géophysique et géochimie : levés magnétiques, électriques ou gravimétriques, analyses en laboratoire.
  5. Tranchées et sondages : la seule façon de tester une cible en profondeur. Notre guide des méthodes de forage d’exploration (en anglais) compare les techniques et leurs coûts.
  6. Estimation et études : ressources, étude économique préliminaire, puis faisabilité.

Chaque étape coûte plus cher que la précédente. C’est pourquoi le travail fait aux étapes 1 et 2 pèse autant : un mauvais périmètre fait payer les étapes 3 à 5 sur du terrain qui n’en vaut pas la peine. Pour une vue d’ensemble des méthodes, des coûts et des stades, lisez notre guide complet de l’exploration minérale.

Ce que doit contenir une étude géologique

Une étude géologique sérieuse, qu’elle soit réalisée par votre équipe ou par un consultant minier, part de la carte géologique publique et la dépasse. Elle décrit le contexte régional, les indices connus, les structures qui peuvent guider la minéralisation, les altérations visibles et les résultats de tout échantillonnage. Elle se termine par des cibles classées et un programme de travaux chiffré. Au Maroc, ce programme, avec son échéancier et le montant minimum que le demandeur s’engage à y consacrer, fait partie du dossier de demande.

⚠ Une carte ancienne n’est pas une étude
Beaucoup de dossiers d’investissement minier présentent une carte géologique régionale annotée à la main comme s’il s’agissait d’une étude. Demandez toujours d’où viennent les contours, à quelle date le terrain a été levé et quels échantillons soutiennent les cibles dessinées.
DRC’s Copper Wealth: Unlocking Africa’s Mineral Potential

Permis minier et permis d’exploration : ce que disent les codes

Le titre qui autorise la recherche porte des noms voisins d’un pays à l’autre : permis de recherche au Sénégal, au Burkina Faso, au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Maroc, permis de recherches en RDC, droit exclusif d’exploration au Québec. Le tableau résume les règles de durée tirées des textes que nous avons consultés. Pour les portails cadastraux pays par pays, voyez notre guide des portails de cadastre minier.

Pays Texte Titre de recherche Durée initiale Renouvellements
RDC Loi n° 18/001 du 9 mars 2018 Permis de recherches 5 ans Une fois, 5 ans, toutes substances
Maroc Loi n° 33-13 Permis de recherche (carré de 4 km) 3 ans Une fois, 4 ans
Maroc Loi n° 33-13 Autorisation d’exploration (100 à 600 km²) 2 ans Une fois, 1 an
Sénégal Loi n° 2016-32 Permis de recherche 4 ans au plus Deux fois, 3 ans au plus, surface réduite d’un quart à chaque fois
Côte d’Ivoire Loi n° 2014-138 Permis de recherche (1 à 400 km²) 4 ans Deux fois, 3 ans, plus un renouvellement exceptionnel de 2 ans au plus
Burkina Faso Loi n° 016-2024/ALT Permis de recherche 3 ans Deux fois, 3 ans
Mali Loi n° 2023-040 Permis de recherche 3 ans Deux fois, 3 ans, surface réduite de moitié au second
Guinée Code minier 2011 modifié en 2013 Permis de recherche industriel 3 ans au plus Deux fois, 2 ans au plus
Québec Loi sur les mines Droit exclusif d’exploration (ex-claim) Voir GESTIM Sous condition de travaux (90 % du minimum)

Additionnez durée initiale et renouvellements, et la durée maximale d’un permis de recherche varie de 7 à 10 ans selon le pays. Le graphique ci-dessous le montre pour sept régimes. Retenez surtout que chaque renouvellement dépend du respect des obligations de travaux et que plusieurs codes imposent de rendre une partie de la surface.

Durée maximale du permis de recherche, renouvellements compris RDC 5 plus 5 ans ; Sénégal 4 plus 3 plus 3 ; Côte d’Ivoire 4 plus 3 plus 3 ; Burkina Faso 3 plus 3 plus 3 ; Mali 3 plus 3 plus 3 ; Maroc 3 plus 4 ; Guinée industriel 3 plus 2 plus 2. Combien de temps peut durer un permis de recherche (années) Durée initiale (turquoise) et renouvellements maximaux (or), selon les codes miniers RDC5 + 5 Sénégal4 + 3 + 3 Côte d’Ivoire4 + 3 + 3 Burkina Faso3 + 3 + 3 Mali3 + 3 + 3 Maroc3 + 4 Guinée (industriel)3 + 2 + 2 La Côte d’Ivoire prévoit en plus un renouvellement exceptionnel de 2 ans au plus pour achever la faisabilité. Source : CAMI (RDC), lois 33-13, 2016-32, 2014-138, 016-2024/ALT, 2023-040 et code guinéen 2011/2013, consultés en sept. 2026

Le temps légal ne garantit rien : chaque renouvellement exige d’avoir exécuté les travaux promis, et plusieurs pays réduisent la surface au passage.

RDC : le carré minier et le Cadastre minier (CAMI)

En RDC, la loi n° 18/001 du 9 mars 2018, qui modifie le code minier de 2002, définit le carré comme l’unité cadastrale minimale, indivisible, d’une superficie de 84,95 ha. Son article 52 fixe la durée du permis de recherches à cinq ans, renouvelable une fois pour la même durée, pour toutes les substances minérales. La page du CAMI sur la durée de validité des droits miniers reprend ces règles et précise qu’un permis d’exploitation dure au plus 25 ans, renouvelable par périodes de 15 ans au plus, et qu’un permis d’exploitation de petite mine dure 5 ans, renouvelable une fois.

Le Cadastre minier, créé sous sa forme actuelle par le décret n° 17/005 du 3 avril 2017, reçoit et instruit les demandes, tient la carte des droits miniers valides et perçoit sa quote-part des droits superficiaires annuels par carré, selon la page mission du CAMI. Un communiqué du CAMI indique que la consultation de la carte cadastrale est gratuite pour les demandeurs. Les montants des droits par carré sont fixés par le règlement minier ; vérifiez le barème en vigueur auprès du CAMI avant tout calcul.

Québec : le claim devient droit exclusif d’exploration

Au Québec, le titre s’obtient par désignation sur carte dans GESTIM, le système de gestion des titres miniers. La réforme de la Loi sur les mines, en vigueur pour l’essentiel depuis le 29 novembre 2024, a renommé le claim « droit exclusif d’exploration ». D’après le bulletin Muni-Express du 21 mars 2025, le titulaire doit désormais réaliser au moins 90 % des travaux minimaux exigés pour renouveler, la possibilité de payer à la place étant plafonnée à 10 %.

Le même bulletin précise deux autres changements. Depuis le 29 novembre 2025, un droit ne peut être transféré pendant sa première période de validité que si des travaux d’exploration ont été réalisés. Les terres privées situées hors des périmètres urbains sont soustraites à l’activité minière, sauf pour les avis de désignation reçus avant le 28 mai 2024. Les frais et la durée de chaque période sont publiés par le ministère ; consultez GESTIM au moment de désigner.

⚠ Au Québec, le titre acheté doit avoir vécu
Un droit exclusif d’exploration acquis pendant sa première période ne peut plus changer de mains sans travaux réalisés. Si l’on vous propose un transfert rapide d’un titre fraîchement désigné, demandez la preuve des travaux avant de négocier le prix.

Ce que coûte un permis de recherche au Maroc et au Sénégal

Au Maroc, la loi 33-13 prévoit deux titres de recherche. L’autorisation d’exploration couvre de 100 à 600 km², dure 2 ans et se renouvelle une fois pour 1 an, avec au plus 4 autorisations par titulaire. Le permis de recherche est un carré dont les côtés, orientés selon les directions Lambert nord-sud et est-ouest, mesurent quatre kilomètres, soit 16 km². Il dure 3 ans et se renouvelle une fois pour 4 ans, à condition d’avoir exécuté le programme de travaux et les dépenses.

Le décret n° 2-15-807 publié au Bulletin officiel n° 6484 fixe les montants. La demande de permis de recherche coûte 2 000 DH et son renouvellement 4 000 DH. Le montant financier minimum de travaux est de 33 000 DH par km² pour un permis de recherche et de 66 000 DH par km² pour un permis renouvelé. Pour l’autorisation d’exploration, c’est 10 000 DH par km², puis 20 000 DH au renouvellement, avec des frais de demande de 50 DH par km². Le décret prévoit que ces minimums peuvent être révisés par arrêté : vérifiez-les avant de déposer.

Montant minimum de travaux par km² au Maroc Autorisation d’exploration 10 000 DH par km², renouvelée 20 000 ; permis de recherche 33 000 DH par km², renouvelé 66 000. Maroc : travaux minimaux exigés par km² (dirhams) Montant financier minimum de travaux d’exploration et de recherche, article 23 du décret 2-15-807 0 33 000 66 000 10 000 20 000 33 000 66 000 Autorisationd’exploration Autorisationrenouvelée Permis derecherche Permisrenouvelé Source : décret n° 2-15-807, BO n° 6484 du 21 juillet 2016, art. 23 (révisable par arrêté), consulté en sept. 2026

Un permis de recherche de 16 km² engage au moins 528 000 DH de travaux, et le double s’il est renouvelé : le choix du carré compte.

Faites le calcul pour un projet réel. Un permis de 16 km² engage au moins 528 000 DH de travaux sur sa première période, et 1 056 000 DH s’il est renouvelé. Une cible de 50 km² demande quatre permis, donc quatre carrés, quatre points-pivots et quatre programmes. Le calculateur ci-dessous fait ces comptes pour la surface que vous visez.

Interactive

Calculateur de permis de recherche au Maroc

km²

phase
—

Hypothèses : un permis de recherche est un carré de 4 km de côté, soit 16 km² (loi 33-13, art. 36) ; frais de demande 2 000 DH et de renouvellement 4 000 DH ; montant minimum de travaux 33 000 DH par km², puis 66 000 DH par km² en renouvellement (décret 2-15-807, art. 23 et 24, BO n° 6484). La comparaison avec l’autorisation d’exploration utilise 50 DH par km² de frais, 10 000 DH par km² de travaux (20 000 au renouvellement) et ne vaut qu’entre 100 et 600 km². Le calcul suppose que chaque permis est gardé entier et ne compte ni le prix du point-pivot, ni la fiscalité, ni les études environnementales. Ces montants sont révisables par arrêté : confirmez-les auprès du ministère avant de déposer.

Le décret marocain réserve une place explicite à la cartographie dans le dossier : la demande de permis de recherche comprend trois cartes régulières au 1/100 000 ou au 1/50 000 montrant le point-pivot et la position du centre du périmètre. Le point-pivot s’achète auprès de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie. L’administration doit notifier sa décision dans un délai de deux mois, et la demande de transformation en licence d’exploitation doit être déposée au plus tard trois mois avant l’expiration du permis.

Sénégal : une redevance qui monte et une surface qui baisse

Le code minier sénégalais (loi n° 2016-32) délivre le permis de recherche pour quatre ans au plus, par arrêté du ministre chargé des mines, et le rend renouvelable deux fois pour des périodes de trois ans au plus. À chaque renouvellement, la superficie est réduite d’un quart. Son article 75 fixe la redevance superficiaire annuelle du permis de recherche à 5 000 FCFA par km² et par an pour la première période, 6 500 FCFA pour le premier renouvellement et 8 000 FCFA pour le second.

Redevance superficiaire du permis de recherche au Sénégal 5 000 FCFA par km² et par an les années 1 à 4, 6 500 les années 5 à 7, 8 000 les années 8 à 10. Sénégal : la redevance par km² augmente à chaque renouvellement FCFA par km² et par an, sur la durée maximale de 4 + 3 + 3 ans 0 5 000 8 000 5 000 (ans 1 à 4) 6 500 (ans 5 à 7) 8 000 (ans 8 à 10) an 0 an 4 an 7 an 10 Source : loi n° 2016-32 portant code minier du Sénégal, art. 17, 18 et 75 (Primature), consultée en sept. 2026

La hausse par km² est en partie compensée par la réduction d’un quart de la surface à chaque renouvellement.

Sur un permis de 100 km², la première période coûte donc 2 millions de FCFA de redevance sur quatre ans. Au premier renouvellement, il ne reste que 75 km², facturés 6 500 FCFA chacun pendant trois ans, soit un peu moins de 1,5 million. Ce mécanisme récompense celui qui sait tôt quelle partie de son périmètre garder. C’est là qu’une bonne lecture de la carte géologique, complétée par une étude géologique, se paie directement.

📈 Le quart que vous rendez, choisissez-le tôt
Au Sénégal, c’est le titulaire qui choisit la zone à rendre à chaque renouvellement ; au Mali, c’est la moitié de la surface qui part au second. Un investisseur doit demander quelle partie du permis sera conservée et sur quelles données repose ce choix. Ceci est une information générale, pas un conseil en investissement.
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Sahel et Afrique de l’Ouest : surfaces, titulaires et réductions

Trois codes récents ou révisés dominent la région. Au Burkina Faso, la loi n° 016-2024/ALT portant code minier réserve le permis de recherche aux personnes morales (art. 53) et lui donne une validité de trois ans, renouvelable deux fois pour des périodes successives de trois ans (art. 57). La superficie maximale est fixée par voie réglementaire. Au Mali, la loi n° 2023-040 du 29 août 2023 accorde le permis par décret, pour trois ans renouvelables deux fois pour trois ans, et réduit la surface de 50 % au second renouvellement.

En Côte d’Ivoire, la loi n° 2014-138 fixe la durée à quatre ans, renouvelable deux fois pour trois ans, avec un renouvellement exceptionnel de deux ans au plus pour achever les études de faisabilité. La superficie va de 1 à 400 km², en polygone aux côtés orientés nord-sud et est-ouest, et elle est réduite d’un quart à chaque renouvellement. En Guinée, le code minier de 2011 modifié en 2013, reproduit sur le site du CPDM, plafonne la surface à 500 km² pour la bauxite et le fer, 100 km² pour les autres substances en régime industriel et 16 km² en semi-industriel.

Surfaces autorisées pour les titres de recherche, en km² Côte d’Ivoire de 1 à 400 km² ; autorisation d’exploration marocaine de 100 à 600 km² ; permis de recherche marocain 16 km² ; Guinée au plus 500 km² pour bauxite et fer, 100 km² pour les autres substances, 16 km² en semi-industriel. Quelle surface pour un titre de recherche ? (km²) Barre : fourchette légale (minimum à maximum) ; point seul : surface fixe ou plafond 0 200 400 600 Côte d’Ivoire, permis1 à 400 Maroc, autorisation100 à 600 Maroc, permis16 (fixe) Guinée, bauxite et ferau plus 500 Guinée, autres substancesau plus 100 Guinée, semi-industrielau plus 16 Source : loi 2014-138 (Côte d’Ivoire), art. 23 ; loi 33-13 (Maroc), art. 24 et 36 ; code minier guinéen, art. 21, consultés en sept. 2026

Les écarts sont énormes : une autorisation d’exploration marocaine peut couvrir 37 fois la surface d’un permis de recherche du même pays.

Ces différences changent la manière de travailler la carte géologique. Sur 400 km² ivoiriens ou 600 km² d’autorisation marocaine, on cherche d’abord des couloirs structuraux et des zones d’altération à l’échelle régionale. Sur un carré de 16 km², tout se joue sur l’emplacement exact du carré : décaler le centre d’un kilomètre peut faire entrer ou sortir le contact prometteur.

💡 Dessinez le périmètre après la carte, pas avant
Beaucoup de demandeurs tracent d’abord un rectangle commode, puis cherchent la géologie dedans. Faites l’inverse : repérez les structures et les indices sur la carte géologique et les images, puis ajustez le polygone aux règles du code (carré Lambert au Maroc, polygone nord-sud et est-ouest en Côte d’Ivoire, carrés de 84,95 ha en RDC).
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Gisement d’or et cartographie géologique : repérer les cibles avant le terrain

Un gisement d’or filonien, comme on en cherche dans les ceintures birimiennes d’Afrique de l’Ouest, suit rarement la couleur d’une formation sur la carte. Il suit des structures : cisaillements, charnières de plis, contacts entre roches de rhéologie différente. Il laisse aussi des traces en surface, sous forme d’altérations (séricite, carbonates, oxydes de fer) que le terrain et l’imagerie peuvent révéler. La carte géologique donne le cadre, l’étude géologique et la télédétection cherchent la trace.

C’est ici qu’intervient notre détection minérale par satellite. Nous analysons l’énergie réfléchie captée par des capteurs multispectraux et hyperspectraux : chaque minéral et chaque zone d’altération a sa propre signature spectrale. Nos algorithmes signalent les zones minéralisées probables, les halos d’altération, les failles et fractures et les motifs géologiques associés aux gisements, sans intervention au sol.

  • ✔ Ce que vous nous envoyez : les coordonnées, un fichier KML/KMZ ou un polygone de votre zone, le pays et la substance visée.
  • Délai : un rapport en 5 à 20 jours ouvrés selon la taille de la zone et la complexité de la substance, souvent moins que le délai d’instruction d’une demande de permis.
  • Livrables : cartes de prospectivité, zones à fort potentiel avec localisation et fourchettes de profondeur estimées, interprétation géologique, fichiers PDF et SIG géoréférencés. Le rapport Premium+ ajoute TargetMax™ pour l’orientation des sondages et des modèles 3D du sous-sol.
  • 📊 Coût et temps : le criblage satellitaire peut réduire le coût de l’exploration initiale jusqu’à 80 à 85 % et ramener des délais de plusieurs mois à quelques jours.
  • ⚠ Limite : une cible satellitaire est une cible d’exploration, pas une ressource minérale. Elle indique où échantillonner et sonder en premier ; seul le terrain la confirme.

“Au Maroc, un permis de recherche est un carré de quatre kilomètres de côté.”

Vous avez déjà une zone en tête ? Dessinez-la sur mining.farmonaut.com (Map Your Mining Site), ou envoyez vos coordonnées par notre formulaire de demande minière pour obtenir un devis. Pour un aperçu des livrables, consultez la présentation de la cartographie 3D de prospectivité minérale par satellite. Nous avons analysé plus de 100 000 hectares, pour plus de 20 types de minéraux, dans plus de 25 pays.

🌱 Moins de pistes ouvertes pour rien
Chaque zone écartée depuis l’espace est une zone où aucun véhicule, aucune tranchée et aucun layon ne passera sans raison. Pour des communautés qui voient arriver des équipes d’exploration, c’est aussi l’occasion d’expliquer précisément où et pourquoi le travail de terrain aura lieu.

De la cible au programme de terrain

Une fois les cibles classées, l’étude géologique de terrain vérifie ce que l’image suggère. On cartographie les affleurements, on échantillonne les sols et les sédiments de ruisseau, on mesure les structures. Les levés géophysiques viennent ensuite préciser la géométrie en profondeur. Pour choisir entre magnétisme, gravimétrie, polarisation provoquée ou électromagnétisme, notre guide des méthodes géophysiques d’exploration compare les options.

Vous visez un permis ? Regardez sous le périmètre avant de payer.

Envoyez-nous le polygone que vous comptez déposer. Nous vous renvoyons une lecture satellitaire de la prospectivité, avec des cibles classées, une interprétation géologique et des pistes pour le programme de travaux, avant que vous ne vous engagiez sur les frais et les dépenses minimales.

Consultant minier et investissement minier : poser les bonnes questions

Faut-il un consultant minier dès le départ ? Pas toujours. Pour lire une carte géologique publique et vérifier le cadastre, une équipe motivée peut commencer seule. Un géologue expérimenté devient indispensable dès qu’il faut concevoir le programme de travaux, interpréter la géophysique, planifier les sondages ou rédiger un rapport destiné à des investisseurs. Pour juger une société d’exploration, voyez notre guide des sociétés juniors et majors de l’exploration aurifère (en anglais).

Avant d’investir dans un permis : la liste courte

  1. Le titre existe-t-il ? Vérifiez le numéro, le titulaire, les limites et la date d’expiration sur le cadastre officiel (CAMI en RDC, GESTIM au Québec, administration des mines ailleurs).
  2. Combien de renouvellements restent ? Un permis sénégalais au deuxième renouvellement n’a plus que trois ans devant lui.
  3. Quelle surface reste après réduction ? Un quart en moins au Sénégal et en Côte d’Ivoire, moitié au second renouvellement au Mali.
  4. Les travaux obligatoires sont-ils faits ? Au Maroc comme au Québec, le renouvellement en dépend.
  5. Que dit la carte géologique, et qu’en a fait le vendeur ? Demandez l’étude géologique, les résultats d’analyses et les données brutes, pas seulement une carte annotée.
  6. Où en est la cartographie géologique de détail ? Une cible sans visite de terrain reste une hypothèse.
🔑 Nous ne vendons ni permis ni conseils juridiques
Farmonaut n’est ni un agent de titres miniers, ni un cabinet juridique, ni un courtier, ni une place de marché de permis. Les demandes se déposent auprès des administrations officielles. Notre rôle est géologique : une analyse satellitaire de la zone que vous visez ou détenez, pour décider avec de meilleures informations.

Lexique de la recherche minière

Carte géologique
Représentation des formations rocheuses, de leur âge et des structures qui les affectent, publiée par un service géologique à une échelle donnée.
Étude géologique
Travail d’interprétation d’une zone, fondé sur la carte, les données existantes et le terrain, qui aboutit à des cibles et à un programme de travaux.
Permis de recherche
Titre minier qui donne le droit exclusif de rechercher des substances dans un périmètre, pour une durée limitée, contre des obligations de travaux et de paiement.
Carré (RDC)
Unité cadastrale minimale et indivisible de 84,95 ha dans laquelle se découpent les droits miniers congolais.
Point-pivot (Maroc)
Point de référence acquis auprès de l’agence du cadastre, auquel est rattaché le centre du carré de 4 km du permis de recherche.
Redevance superficiaire
Montant annuel payé par km² de titre minier, qui augmente souvent à chaque renouvellement.

Questions fréquentes

Où trouver une carte géologique gratuite ?

Auprès du service géologique national. En France, les cartes au 1/50 000 vectorisées (BD Charm-50) se téléchargent gratuitement sur InfoTerre du BRGM. Au Québec, le SIGÉOM donne accès gratuitement aux cartes et données depuis 1875. Au Canada, la Commission géologique publie une compilation nationale en données ouvertes. En Afrique, adressez-vous au ministère des mines ou au service géologique du pays.

Quelle est la différence entre prospection minière et exploration minière ?

La prospection minière désigne en général la reconnaissance légère d’une zone. L’exploration minière couvre tout le parcours, de l’étude de bureau jusqu’aux sondages et aux études économiques. Les codes miniers ont leur propre vocabulaire : au Maroc, par exemple, l’autorisation d’exploration et le permis de recherche sont deux titres distincts.

Combien de temps dure un permis d’exploration en Afrique francophone ?

Selon les textes consultés, de 7 à 10 ans au maximum renouvellements compris : 5 + 5 ans en RDC, 4 + 3 + 3 au Sénégal et en Côte d’Ivoire, 3 + 3 + 3 au Burkina Faso et au Mali, 3 + 4 pour le permis de recherche marocain. Chaque renouvellement dépend du respect des obligations de travaux.

Combien coûte un permis minier de recherche au Maroc ?

Le décret 2-15-807 fixe la demande de permis de recherche à 2 000 DH et le renouvellement à 4 000 DH, avec un montant minimum de travaux de 33 000 DH par km², puis 66 000 DH par km² en renouvellement. Ces montants étaient ceux du décret en septembre 2026 et peuvent être révisés par arrêté.

Une carte géologique suffit-elle pour trouver un gisement d’or ?

Non. Elle indique le contexte favorable, mais un gisement d’or se repère par ses structures et ses altérations, puis se confirme par l’échantillonnage et les sondages. La carte sert à choisir où regarder ; l’étude géologique, la télédétection et le terrain disent ce qui s’y trouve.

Farmonaut peut-il déposer ma demande de permis ?

Non. Nous ne sommes ni agent de titres miniers, ni conseil juridique, ni courtier. Les demandes passent par les administrations officielles. Nous fournissons l’analyse satellitaire de prospectivité de la zone visée, pour vous aider à choisir le périmètre et à préparer le programme de travaux.

Révisé en septembre 2026 d’après la loi marocaine n° 33-13 et le décret n° 2-15-807, les pages du Cadastre minier de la RDC, la loi sénégalaise n° 2016-32, la loi ivoirienne n° 2014-138, la loi burkinabè n° 016-2024/ALT, la loi malienne n° 2023-040, le code minier guinéen publié par le CPDM, le bulletin Muni-Express du gouvernement du Québec, la page SIGÉOM et les pages cartographiques du BRGM et de la Commission géologique du Canada.

Les durées, surfaces, frais et redevances cités viennent des textes officiels consultés en septembre 2026. Ils sont modifiés par décret, arrêté ou nouvelle loi : confirmez la version en vigueur auprès de l’administration des mines avant de déposer ou de payer. Ce guide est une information générale, pas un conseil juridique ni un conseil en investissement.






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